Autour du 13 novembre 2015…

Autour du 13 novembre 2015…

Autour du 13 novembre 2015…

Aujourd’hui journée de la gentillesse !

La plus noble des vertus mais le monde d’aujourd’hui en a fait une faiblesse et si nous refusions cet état de fait ?

Dessinons le monde de demain en commençant par semer de la gentillesse aujourd’hui….

 

“Quand les durs moments traversés nous encouragent à exprimer ce que nous portons”

C’est vendredi 13, journée de la gentillesse, que ces hommes aux âmes perdues,

Au cerveau formaté et lavé de tout repère, ont décidé de prendre la vie de tant de personnes et de sacrifier la leur par la même occasion.

Les émotions jaillissent dans nos cœurs, les questions fusent dans nos têtes, mais comment répondre à cette lâcheté ?

Après l’incompréhension, la sidération, le refus,

C’est en affirmant nos valeurs que nous nous exprimons le mieux.

En guise de révolte nous les crions et les affichons haut et fort.

Parce que personne ne peut nous enlever nos valeurs, elles sont ancrées en nous et font ce que nous sommes.

Aussi, ce bien précieux,

Cette force se réveille dans ces moments difficiles que l’on traverse ensemble aujourd’hui.

Pour certains, il y a de fortes pensées négatives qui parlent, la haine, le racisme, l’égoïsme ..

Des opinions qui reflètent un vrai sentiment de panique.

Comment reprocher à ces créatures ce qu’elles font, ce qu’elles détruisent, ce qu’elles défendent sans réagir par des réactions de violence et d’intolérance, en répondant finalement à la violence à la violence.

Il n’est pas question d’attendre qu’ils reviennent et de les laisser recommencer leur barbarie aussi ce que nous avons de mieux à faire c’est afficher nos valeurs comme un véritable bouclier.

Nous sommes tous Paris

Ne cédons pas à la panique et croyons en ces valeurs qui sont notre meilleure réponse à la pauvreté de cœur de ces individus :

la solidarité, l’amour, la générosité, le respect, l’altruisme, l’esprit de solidarité, le sens du partage.

“Faire son deuil”

Le gouvernement français vient de décréter trois jours de deuil national,

Ce sont des mots dont la signification n’est pas légère de sens.

Après les évènements violents que nous venons de vivre,

nous entamons tous cette période de deuil.

Nous avons tous le sentiment d’avoir perdu dans cette tragédie,

quelque chose, quelqu’un.
Le deuil est un processus de cicatrisation long et complexe qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Il s’agit d’un long cheminement intérieur pour finir sur un « avant » et un « après ».
Ce cheminement prend du temps et se présente par étape, sans ordre particulier.


Celle du déni (on refuse d’y croire),

de la colère (on cherche un responsable),

de la sidération (on assume ce qui se passe en ayant l’impression que notre corps agit en dépit de la peine ressentie par notre esprit),

celle de l’attachement au moindre souvenir avec la crainte d’oublier,

celle de la dépression,

et pour finir l’acceptation.


Notre entourage est souvent mal à l’aise,

Ne sachant comment nous aider et il est important d’accepter de lui parler, d’évacuer toutes nos pensées, même les plus infondées.

On finit toujours par se sentir coupable, et dans ces moments de culpabilité notre entourage est essentiel.


Nous allons donc devoir accepter cette perte,

Car même si nous n’avons pas forcément perdu directement un proche, nous considérons ces personnes comme des membres de notre famille, de notre nation.


Le deuil national, c’est

Accepter, réagir, être triste, se sentir impuissant mais à un moment donné comprendre que ces personnes ne doivent pas être parties pour rien,

qu’elles existent encore à travers nous et qu’il est de notre devoir d’intégrer leur mémoire à nos histoires personnelle et collective.


Veiller à ne pas laisser oublier ces vies, par des actes personnels et collectifs qui vont dans ce sens, tout en acceptant sans culpabilité de poursuivre notre existence, c’est cela vivre le deuil national.

Vivre, un sentiment de culpabilité

Il faut désormais avancer,

Nous devons poursuivre notre vie malgré tout ce que nous voyons, tout ce que nous entendons et surtout malgré la disparition de tant de personnes autour de nous et la souffrance de leur famille (que nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer).

Aussi, quand nous entendons rire,

Quand nous rions nous-mêmes, quand nous imaginons le futur, quand nous vivons notre présent avec légèreté, nous avons parfois la sensation d’être égoïste et nous culpabilisons.

Il s’agit ici d’un sentiment de colère que nous retournons contre nous et qui n’a rien d’anormal, au contraire, il fait partie d’un processus de reconstruction tout à fait naturel.


Il est important de ne pas le laisser s’installer dans le temps

et de partager autant que faire se peut nos pensées, nos émotions, nos sentiments avec notre entourage, de comprendre que nous ne sommes pas seuls dans cet état.


Il nous faut rebondir avec ces sentiments ambivalents qui nous envahissent et s’estomperont au fil du temps.


Survivre mais aussi envoyer le meilleur message que l’on puisse…

Car nous ne pourrons revenir en arrière mais nous pouvons vivre notre existence de la meilleure façon qu’il soit,

en nous appuyant sur ce qui est bon et heureux,

en vivant l’instant présent avec autant d’intensité que nous le pouvons,

en considérant la vie comme le plus précieux des cadeaux dont nous sommes responsables et,

que par respect pour toutes ces âmes envolées,

nous ne devons pas nous permettre de gâcher un seul instant.

 

 

 

 

 

 

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