Le Burnout, ne pas le prendre à la légère

by catherine-anazao, 5 septembre 2017

Le Burnout, ne pas le prendre à la légère

…véritable maladie ou terme en vogue ?

« Le burnout ou brûlure interne ou syndrome du bourreau de travail ou syndrome d’épuisement professionnel ou maladie de l’idéalité »

Le burnout n’est pas à prendre à la légère, il ne s’agit ni d’un état dépressif, ni d’un sentiment de ras le bol général mais bien d’un syndrome beaucoup plus grave.

Son diagnostic n’est pas une mode, c’est une véritable maladie.

Malheureusement, on aurait tendance à utiliser ce terme de manière désinvolte, ce qui le dévalorise ou nous fait prendre à la légère le phénomène. Mais il est préoccupant pour celui ou celle qui est concerné.

Ce syndrome en pleine explosion de nos jours est un processus et non un état qui conduit à l’épuisement professionnel. Il est dû à un déséquilibre entre la pression subie au travail et les ressources intérieures et extérieures dont on dispose pour l’affronter. Il n’est malheureusement pas reconnu comme une maladie professionnelle. On reconnait sa réalité mais les professionnels de la santé n’ont pas encore pu établir son profil et les moyens de l’identifier de manière certaine.

D’où vient le terme de burnout ?

Il est apparu dans les années 70. C’est le psychiatre américain Herbert Freudenberger qui en est à l’origine. Il signifie alors « brûlures internes » et le psychiatre l’a employé pour qualifier l’état d’affaiblissement général et psychique constaté chez les professionnels dont le métier demande beaucoup d’abnégation, ainsi que pour les métiers qui mettent les personnes en relation permanente avec les autres : médecins, infirmières, travailleurs sociaux ou enseignants.

Aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri de cet épuisement professionnel. Il est la conséquence d’un monde du travail de plus en plus exigeant, d’une société qui ne porte plus l’idée du bonheur au travail, quoique de petites initiatives tentent d’inverser la tendance. Compétitivité et résultats financiers sont devenus les bourreaux modernes d’ un monde du travail qui broie les gens volontaires et dévoués et les sacrifie sur l’autel de la profitabilité économique. Les valeurs performance, productivité et profit sont devenues les piliers de ce monde du travail que l’on qualifie de moderne mais qui est bien régressif, avouons-le.

Qui peut-être touché par un burnout

Tout le monde peut potentiellement être touché par ce syndrome, cependant des profils plus spécifiques semblent y être plus sensibles. Les personnes pour qui le travail est une priorité sont dévouées, elles s’investissent sans limite. Elles font preuve de perfectionnisme et d’exigence envers elles-mêmes. Elles manquent d’estime d’elles-mêmes et sont en quête de reconnaissance de la part de leur hiérarchie, elles ont besoin de se sentir utiles, elles aiment avoir le sentiment d’accomplir quelque chose pour les autres. Elles sont par nature anxieuses, elles expriment difficilement leurs émotions. Elles ont un fort sens du devoir, leur conscience professionnelle est très élevée. Elles ne savent pas déléguer. Certaines d’entre elles doivent assumer de lourdes responsabilités familiales ou au contraire sont plongées dans une grande solitude.

Le burnout concernerait à ce jour en France plus de trois millions d’actifs dévoués et investis qui n’ont même pas la reconnaissance de leur épuisement et de leur investissement personnel par leur hiérarchie quand ils s’effondrent.

On a déterminé une liste des facteurs favorables à l’installation progressive de cet état d’effondrement.

  1. Cela commence par un stress important et répété, une charge de travail élevée qui ne cesse d’augmenter, accompagnée d’un manque d’autonomie, de beaucoup de pression et de stress, d’attente de résultats toujours plus importante et toujours plus urgents.
  2. Des efforts fournis qui ne sont jamais reconnus, jamais suffisants.
  3. La hiérarchie fait comprendre que flancher n’est pas envisageable et les menaces, sous-entendus et pressions ne sont pas rares.
  4. Dans cet ambiance pesante, inutile de souligner le faible soutien collectif, chacun tentant de sauver son job dans cet univers impitoyable.
  5. De plus, un manque de communication évident entre la hiérarchie et les employés est souvent constaté.

Mais alors comment diagnostiquer le Burnout ?

Cet épuisement professionnel entre dans la catégorie des troubles d’adaptation et son diagnostic est établi par un médecin lors d’un entretien et d’une auscultation où l’on constate les symptômes éprouvés.

Le questionnaire »MBI » ou « Malash-burnout »-Inventory » reste aussi un instrument scientifique de mesure mais il ne fait pas l’unanimité auprès des médecins.

Parmi les symptômes psychologiques possibles on peut noter l’irritabilité, les colères, les pleurs, une attitude cynique, le besoin de s’isoler, l’anxiété, les difficultés de concentration, la perte de mémoire, l’indécision, la confusion, la démotivation…

Et pour les symptômes physiques, un état d’épuisement mental, physique, émotionnel qui survient petit à petit et qui ne passe pas, même après des périodes de vacances. Des douleurs, des problèmes digestifs, un sommeil fragile, des problèmes cutanés, la prise ou la perte de poids, des infections….

Pour finir un jour par une réaction violente du corps avec une impossibilité totale de bouger et de réagir, des difficultés à s’exprimer, un sentiment de panique face aux petits gestes quotidiens, une incapacité de raisonner et de décide. L’épuisement est alors total. Le corps déclare forfait et la perte de contrôle est une réalité.

Bien souvent la personne qui est en phase de burnout prend cela pour une petite dépression car les symptômes en sont très proches.

Mieux vaut prévenir que guérir mais comment faire ?

Il faut réagir vite ! Car il ne faut pas laisser les symptômes passagers s’installer de manière pérenne.

En commençant par écouter son corps, car le stress est une des premières réactions d’un burnout et il n’est qu’une réaction du corps qui alerte du danger. Il faut savoir entendre et voir les signaux envoyés (de la fatigue, de la démotivation, de l’irritabilité, des palpitations, les mains moites, des suées, des troubles digestifs, des troubles du sommeil, une consommation d’alcool ou de tabac inhabituelle, des troubles de l’alimentation, des idées noires…).

En décelant rapidement les premiers symptômes liés au stress avec l’aide d’un médecin, il est possible de soigner cet état dépressif latent qui s’est installé. En général, l‘arrêt de travail est obligatoire, accompagné d’un soutien médicamenteux et/ou de la mise en place de thérapies spécifiques et d’un soutien psychologique afin de réapprendre à vivre bien au travail et de comprendre comment et pourquoi ces symptômes ont pu s’installer.

Comment soigner le burnout ?

En prenant du temps pour soi. Un arrêt de travail est nécessaire puisque vous êtes dans l’incapacité de réagir, de faire quoi que ce soit. Mais il ne sera pas très long pour ne pas risquer de rendre la reprise encore plus difficile. Le repos que permet le congé de maladie est indispensable mais pas suffisant. Il ne guérit pas s’il n’est pas accompagné d’une série de mesures et d’accompagnements permettant de comprendre le problème pour éviter le rechute.

Enclencher des changements pour reprendre le contrôle de son corps et de sa vie est important. Lesquels ?

En se posant des questions, en prenant conscience des raisons qui ont conduit à cet épuisement, en identifiant les causes du stress, en apprenant à réagir autrement, en revoyant ses priorités… avec l’aide d’un psychologue ou d’un psychothérapeute. Un choix de thérapies est alors possible.

Dans le cas de problèmes de burnout multiples dans l’entreprise, un psychologue du travail – ou un spécialiste en gestion des ressources humaines -, interviendra pour améliorer la situation et rendre l’environnement de travail plus sain pour tous en apportant les changements nécessaires.

C’est un temps où vous allez prendre soin de vous, apprendre à faire des pauses, trouver et défendre ce qui vous apporte du plaisir dans le travail. Il est important de rechercher un équilibre entre la vie professionnelle, la vie familiale et la vie personnelle.

Parfois, la guérison passera par le changement de milieu de travail, ou carrément par une réorientation de carrière.

Aussi

Demandez-vous quelle place vous donnez au travail dans la vie et pourquoi ? En vaut-il la peine ? Êtes-vous heureux et épanoui dans cette situation ? Avez-vous l’impression de réussir votre vie ? Votre entourage souffre t-il de vos choix ? Ce travail vaut-il la peine de le mettre en situation de souffrance ?…

Je vous encourage aussi à faire le point sur vous-même en découvrant l’e Bilan-analyse de soi., une analyse sur mesure de votre personnalité pour prendre conscience d’un éventuel décalage entre vos choix et vos besoins profonds.

Au plaisir de pouvoir vous aider par une écoute attentive et des réponses adaptées,

Catherine Kergal Roelandt,

Thérapeute astro-psychologue

 

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