Victime de harcèlement scolaire

Victime de harcèlement scolaire

“Victime de harcèlement scolaire”

Parents, proches, attention danger !

Le harcèlement à l’école, une réalité qui n’est pas nouvelle

Difficile de briser le silence quand ça arrive, au contraire l’enfant victime se replie sur lui-même,

il a peur de dénoncer la situation car le harcèlement est bien souvent accompagné de menaces envers ses proches;

Et puis quoi qu’il arrive il se sent coupable, il se sent responsable de la situation alors qu’il n’en est rien,

il est victime et il est difficile pour lui d’arriver à le reconnaitre, le chemin est long entre les prémices du harcèlement et l’acceptation de ce statut de victime…

Si toutefois l’enfant victime parvient à en sortir !

Quand peut-on parler de harcèlement scolaire ?

“Est considéré comme “harcèlement scolaire” une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique au sein d’un établissement scolaire.

Cette violence est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Elle se caractérise par trois éléments majeurs, la violence avec rapport de force et domination, la répétitivité et la régularité sur une longue durée de cette violence, la conséquence d’un isolement de la victime à qui l’on donne l’impression d’être plus faible et dans l’incapacité de se défendre.”

Peut-on imaginer que le harcèlement soit motivé par une souffrance ?

Dans la plupart des cultures, on est coupable d’être une victime”

B. Cyrulnik

Probablement mais c’est difficile à entendre quand on en est victime ou que son enfant en est victime.

Pourtant il est très certainement l’expression d’une profonde souffrance par le harceleur.

Ce harceleur peut exprimer maladroitement sa souffrance, et/ou un véritable déséquilibre psychologique,  en trouvant un souffre-douleur.

Il va alors rejeter une de ses différences ou stigmatiser une de ses caractéristiques comme une apparence physique spécifique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)…

Il faut malheureusement  le reconnaitre les victimes sont souvent deux dans cette histoire, le harceleur et le harcelé.

Mais la souffrance ne peut tout excuser et face à la cruauté de certaines paroles et de certains gestes il est difficile de parvenir à percevoir un brin de souffrance chez l’autre.

De plus, le harceleur agit rarement seul, il se conforte dans ses actions, se déculpabilise en formant un groupe de “fans”, de groupies, qui vont le soutenir et être complices de son harcèlement.

Car  bien souvent, le harceleur impressionne par sa carrure et/ou sa forte personnalité et n’a aucun mal à rassembler.

 

Des lieux et des chiffres

Une réalité qui se chiffre et des chiffres qui font froid dans le dos !

10% des élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France. Un écolier sur dix.

Les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège.

A l’école primaire se sont 12% des écoliers (CE2, CM1, CM2) souffrent de harcèlement.

Au collège ce sont 10% des collégiens et 7% qui sont confrontés à un harcèlement sévère.

Au lycée, cela concerne 3,4% des lycéens.

Ce phénomène se développe le plus souvent lorsque le climat scolaire de l’établissement est dégradé ou quand les situations de harcèlement sont mal identifiées par l’équipe éducative.

Certains enfants y seraient-ils  plus exposés ?

Un élève un peu trop gros, un peu trop studieux, un peu trop différent…

Le souffre douleur idéal présente une différence notable, il dérange par cette différence, il agace, c’est le bouc émissaire idéal puisqu’il ne peut qu’énerver et attirer l’attention (pour son bourreau bien sur car dans la réalité cet enfant est tout à fait normal)…

son habillement, ses résultats scolaires, une particularité physique…

Le harceleur trouvera de toutes façons un élément sur lequel s’appuyer pour passer sa souffrance et faire souffrir l’autre.

La victime est aussi fragile et faible, une proie facile de préférence, timide et réservée le plus souvent, un enfant qui  aura du mal à se défendre.

De grandes souffrances

Le harcèlement peut prendre des formes multiples,

moqueries, insultes, humiliation verbales (insultes), racisme, persécution, racket, bousculades, chutes dans les escaliers, affaires personnelles saccagées, propagation de rumeurs, violences à connotation sexuelle (abus sexuel), coups, les menaces, vol ….

Comment est vécu le harcèlement par la victime ?

Elle se demande pourquoi moi ?

car elle ne comprend pas, elle développe alors un sentiment de culpabilité, elle se sent responsable de quelque chose mais rarement victime.

Elle est isolée par son harceleur et ses fans, qui la menacent et la dominent.

Elle a peur de parler, peur des conséquences d’une réaction de sa part.

Elle taie sa souffrance, se mure dans le silence, s’enferme, se détruit à petit feu parce qu’elle a peur, parce qu’elle a honte.

C’est la répétition des actes de violence aggrave la situation, car le mal-être s’installe durablement pour la victime.

Elle perd toute confiance en elle, est envahit dangereusement par des idées noires.

Comment réagissent les adultes le plus souvent ?

“Respecter l’autre, c’est le considérer en tant qu’être humain et reconnaître la souffrance qu’on lui inflige”

M.F. Hirigoyen

Plus discret que le harcèlement physique, le harcèlement moral est difficile à détecter par les adultes, cependant il ne faudrait pas que cela devienne la bonne excuse !

Pour le personnel enseignant, quand il n’est pas lui même en position de harceleur, car malheureusement cela arrive aussi parfois (les problèmes peuvent également venir des adultes qui entourent l’enfant dans son milieu scolaire).

On note de la part des enseignants

un manque de réaction le plus souvent, les victimes ont l’impression qu’ils savent mais qu’ils ferment les yeux.

Le ministère de l’éducation a cependant pris conscience du phénomène et de la gravité du sujet et a mis en place depuis peu des mesures concrètes, parmi lesquelles l’information et la formation du personnel enseignant. Car il faut le savoir, le harcèlement scolaire a longtemps était sous-estimé, voire ignoré.

Quand aux proches de l’enfant,

parvenir à en décoder les premiers signes demande une vraie complicité avec son enfant,

une véritable attention, une écoute quotidienne et parfois l’atmosphère familiale n’est pas propice aux confidences, ou le temps et l’attention que les parents peuvent consacrer ou consacrent à leur enfant pas suffisants pour permettre de détecter le harcèlement.

 

Le harcèlement a t-il évolué ?

L’ampleur du phénomène, est accentué par les réseaux sociaux.

Le cyberharcèlement

gagne du terrain,

c’est une variante récente du harcèlement, reposant sur l’usage d’internet et des nouvelles technologies de communication (blogs, e-mails, réseaux sociaux, téléphones portables).

Avant internet, avant les téléphones portables, le harcèlement était une réalité mais les actes commis se passaient le plus souvent uniquement dans l’établissement.

Une fois passée les grilles de l’établissement, le harceleur et ses “fans” ne poursuivaient que rarement leurs violences.

La situation est bien plus grave et bien plus lourde à vivre aujourd’hui

pour les victimes car elle dépasse l’environnement de l’établissement.

Le harcèlement se poursuit dorénavant, après les heures de classe, par l’envoi de messages via les portables ou les réseaux sociaux.

Le contenu est aggravé par  des menaces, des intimidations, des insultes, du chantage ou par la diffusion d’images humiliantes.

Tous les moyens sont bons pour humilier, isoler et détruire la victime.

Il n’y a donc plus aucun moment de répit pour une victime de harcèlement et ainsi les actes de violence sont cent fois plus destructeurs qu’auparavant, ils sont sans interruption et beaucoup plus violents.

 

Les signes d’une situation de harcèlement scolaire

Un enfant victime de harcèlement scolaire manifestera des signes précis auxquels il est possible de s’attacher pour lui tendre la main, encore faut-il rester attentif …

  • Il peut refuser d’aller en classe, exprimer le désir d’arrêter l’école, ses résultats baissent, il essaie d’éviter l’école ou vous demande de l’y accompagner. Sa participation en classe diminue voire n’est plus. Son matériel scolaire peut être subitement cassé ou abîmé. S’il est malade, personne ne se préoccupe de lui, personne ne l’aide à rattraper ses absences.
  • Il s’isole, parle peu ou est agressif sans raison, broie du noir, se néglige (il porte des tenues de plus en plus “invisibles”) , il n’a envie de rien, il n’a le gout de rien, il ne rit plus, il ne s’amuse plus.
  • Son sommeil et son alimentation peuvent être perturbés.
    Il développe des maux de têtes, des nausées, des maux de ventre.
  • Il s’entoure plus facilement d’adultes que d’enfants de son age et n’invite pas de camarades à la maison ou ne sort avec personne.
  • Il développe un grand état de fatigue, des problèmes d’attention et de concentration, il semble vidé de toute substance vitale.
  • Il semble être toujours en état d’alerte

Conséquences

“Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”

Gandhi

Le harcèlement scolaire a des conséquences sur l’équilibre psychologique

des enfants qui en sont victimes.

Ils perdent confiance, ils perdent l’estime d’eux-mêmes, ils se sentent dévalorisés, elles se désocialisent et ne évitent le contact.

Si ces sentiments s’installent ils mettent en puéril leur équilibre futur et la réussite de leurs projets futurs.

En effet, le harcèlement scolaire peut entrainer des échecs scolaires, une déscolarisation prématurée.

Les conséquences peuvent être aussi physiques,

des maux apparaissent (tête, ventre…) , un dérèglement alimentaire difficile à réguler ensuite comme de la boulimie ou de l’anorexie.

Des effets qui peuvent se prolonger à l’age adulte.

La conséquence la plus alarmante reste la tendance suicidaire,

l’installation d’idées noires qui conduisent alors l’enfant jusqu’à des actes irréversibles.

Mais parfois, au contraire,

la conséquence majeure sera une volonté de prouver aux autres sa valeur en réalisant les projets les plus fous ou en mettant à profit son histoire pour éviter à d’autres de la vivre.

Certains vont jusqu’à dire qu‘ils ne seraient pas devenus ce qu’ils sont aujourd’hui sans cette expérience.

 

Que faire quand on est victime de harcèlement ?

La première chose à faire, et la plus importante,  pour sortir du harcèlement est de parler à quelqu’un en qui on a confiance.

Ensuite, il faudra probablement porter plainte et surtout passer par un suivi psychologique afin de déculpabiliser et d’intégrer son statut de victime.

La reconnaissance d’un statut de victime est essentiel à la reconstruction.

Le ministère de l’éducation a mis en place un site national “Non au harcèlement” où il est possible de trouver des réponses sur ce sujet et de comprendre comment réagir efficacement aussi bien pour les victimes, que pour les proches, que pour le personnel enseignant.

Le harcèlement scolaire n’est pas une fatalité mais un drame qui conduit dans certains cas au suicide. Chacun doit tenter de jouer un rôle pour l’éviter, le stopper, le punir, le soigner.

Ouvrons les yeux, ouvrons les oreilles car nos enfants, les enfants scolarisés méritent toute notre attention, cette souffrance n’est plus tolérable.

 

 

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