Comment gérer le manque de reconnaissance ?

Comment gérer le manque de reconnaissance ?

Même pas un sourire, un merci, un geste…

Alors que vous en faites tant, toujours plus pour les autres et toujours moins pour vous !

Vous n’avez pas compter vos efforts et les sacrifices depuis toutes ces années et pourtant…On vous refuse un contrat, on s’approprie les honneurs de votre travail, on vous ignore, vous semblez invisible…

Cela est injuste, insupportable, vous fait douter de vous, vous rend triste et vous met en colère.

Comment mettre fin à ces situations ?

Pourquoi se répètent-elles ?

Si vous vous posez la question, sachez que vous êtes sur le chemin du changement et vous allez trouver ici les moyens de rompre avec ces répétitions  !

Se sentir pousser des ailes

Vous vous sentez pousser des ailes dès l’instant où vous recevez un signe de reconnaissance, même le plus petit qui soit et c’est normal.

C’est un besoin humain fondamental qui vous donne le sentiment d’exister dans le regard de l’autre.

Cela agit comme un miroir dans lequel vous prenez conscience de vous-même, mais surtout :

  • De votre valeur
  • De votre appartenance à un groupe de personnes qui comptent pour vous.

Mais vivez-vous ce besoin comme une obsession, au point de ne plus vous respectez plus pour le satisfaire ?

Qu’est-ce que ce besoin dit de vous ?

Qu’êtes-vous prêt à faire pour satisfaire ce besoin ?

Pourquoi ce besoin est aussi important pour vous ?

Vous êtes remarquable, il n’y en pas pas deux comme vous !

Voilà qui je suis !

Quelle partie de vous ce besoin réveille ?

Demandez-vous si ce besoin nourrit l’adulte en vous ou l’enfant blessé guidé par un manque d’amour et d’attention.

Le besoin obsessionnel s’adresse à l’enfant blessé, celui qui a peur d’être rejeté, d’être trahi.

Comme pour la marche, être capable de connaître sa valeur s’apprend, ce n’est pas une capacité innée.

Enfant,  vous allez percevoir votre juste valeur dans le regard de vos parents ou des adultes repères.

Vous pourrez alors vous dire ” Voilà qui je suis “, vous donner de la valeur car elle aura été validée par des mots, des comportements, des échanges qui vous considéraient tel(le) que vous êtes.

Est-ce l’adulte ou l’enfant qui cherche de la reconnaissance ?

De qui j’attends de la reconnaissance ?

Pourquoi est-ce important que ce soit cette personne qui me reconnaisse ?

Pourquoi telle ou telle personne me bouscule tant quand elle ne me reconnait pas ?

Ai-je déjà reçu des marques de reconnaissance, ai-je la sensation que ce n’est jamais assez ?

L’oubli de soi, la perte de vue de ses propres valeurs est le résultat naturel d’une quête excessive d’approbation.

Toc toc, je suis là !

Si les adultes ont confondu votre valeur avec la valeur de ce que vous faisiez (vos résultats, vos notes, votre comportement) un grand vide s’est créé à l’intérieur de vous et vous allez chercher à le combler à l’extérieur.

Il ne s’agit pas ici de tenir vos parents ou les adultes responsables de quoi que ce soit, ni de culpabiliser, mais de garder à l’esprit que chacun a fait de son mieux avec les moyens dont il disposait et que tout peut évoluer aujourd’hui grâce à vous.

La jalousie, la vexation, l’envie sont les signes d’alerte de ce vide.

Vous avez compris que pour valider votre valeur aux yeux de ceux qui comptent pour vous (qui sont des références, des exemples à suivre)  il vous fallait lutter, en faire toujours plus, satisfaire les besoins des autres, vous sacrifier, faire des étincelles.

Vous confondez votre sentiment d’exister avec les critères d’appréciations des autres qui passent par vos performances, vos résultats, vos réussites, vos médailles, votre salaire, votre augmentation, vos notes….

C’est une quête sans fin parce que la réponse n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de vous, vous êtes la seule personne à pouvoir combler ce vide de votre enfance.

Qu’est-ce qui vous donne le sentiment d’avoir de la valeur dans votre vie ?

Si je n’aviez pas ce besoin, comment agiriez-vous ?

Connaissez-vous une personne qui semble ne pas accorder de l’attention à la validation des autres ?

Que vous inspire cette personne ?

” Si j’ai bien compris, personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser ? demanda le prince…
– Tu as bien compris, ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais les vieux démons qui se réveillent en toi à cette occasion : tes peurs, tes souffrances, tes failles, tes frustrations… Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera…
Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même…
Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire…
Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation.
Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation…” dit le génie…

“Les 7 miroirs de l’âme” – Charles Buthart

J’ai peur !

L’amour conditionnel des adultes qui vous ont entourés enfant était sans fin. Il fallait toujours en faite plus pour ne jamais obtenir leur amour finalement !

Vous vous êtes senti abandonné(e) et seul(e) dans votre quête d’attention.

Aujourd’hui, derrière ce grand vide à combler se rejoue la peur de l’abandon, de la solitude que vous avez déjà connues et qui vous sont insupportables.

Et cette peur se matérialise le plus souvent par de la colère.

La colère contre les adultes en qui vous aviez une totale confiance, la colère contre l’autre, la colère contre soi, la colère contre ceux qui occupent toujours le meilleur rôle à vos yeux.

Aujourd’hui vous êtes en colère car vous ne souhaitez plus ressentir ce vide.

L’autre a réveillé une blessure mais il n’y est pour rien, il vous rappelle qu’il est temps de prendre soin de vous…

Votre besoin de reconnaissance a-il créer des conflits dans vos relations ?

Quelles émotions, sentiments ressentez-vous quand vous n’êtes pas reconnu pour tout ce que vous faites ?

La seule véritable reconnaissance qui nous nourrit profondément c’est la reconnaissance que nous-même nous nous donnons ou la reconnaissance que d’autres personnes que nous avons reconnues comme authentiques et légitimes à nos yeux nous donnent.

Arnaud Riou

Comment gérer le manque de reconnaissance ?

En vous en libérant !

Parce que c’est une quête sans fin mais pas sans conséquences sur votre équilibre, vous l’avez compris.

Acceptez que vous avez besoin de reconnaissance, c’est le premier pas qui vous libèrera.

Reconnaissez ce besoin comme celui qui participe à votre satisfaction.

” J’ai besoin de reconnaissance comme d’un carburant dans ma vie, cela me motive “

Définissez qui et comment ?

Quels sont les signes qui vont combler ce besoin à vos yeux ?

(un mot, un geste, une augmentation, un changement de poste, une évolution …)

On croit parfois à tort que ce que l’on attend coule de source…

A qui donnez-vous cette responsabilité ?

Qui reconnaissez-vous comme légitime à reconnaître votre valeur ?

“Qu’est-ce qui va contribuer à mon sentiment de satisfaction dans tel ou tel domaine de ma vie ?”

Exprimez-le clairement pour qu’il soit entendu. Posez vos attentes.

Dites-le !

Ce que vous demandez n’en aura pas moins de valeur, bien au contraire, cela fera de vous une personne claire et de confiance car elle sait exprimer ses attentes.

Donnez-vous des marques de reconnaissances, récompensez-vous, reconnaissez ce que vous accomplissez.

Se reconnaître soi-même c’est cesser d’attendre la validation de l’autre.

Comment m’accorder la reconnaissance que je souhaite obtenir ?

Donnez des marques de reconnaissance

Est-ce que je ne pourrais pas accorder à l’autre la reconnaissance que je souhaite recevoir de lui ?

Aimez ce que vous faites par dessus tout.

Retirez du plaisir dans chacune de vos actions

Et si je me concentrais sur le plaisir plus que sur la performance, que se passerait-il ?

Faites un pas vers vous-même en appréciant la personne unique et précieuse que vous êtes.

écrivez-vous à vous-même une lettre de reconnaissance pour tout ce que vous avez accompli, pour ce qui participe à vous aimer

“j’ai été assez récompensé alors que je créais mon travail, un prix Nobel ne peut rien y ajouter; au contraire, il me démolit. C’est bon pour les amateurs qui sont à la recherche de reconnaissance; je suis assez vieux, j’ai eu assez de plaisir. J’ai aimé tout ce que j’ai fait, cela avait sa propre récompense et je ne veux pas d’autre récompense, parce que rien ne peut être meilleur que ce que j’ai déjà reçu.”

Jean Paul Sartre

 

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