Et Paris qui bat la mesure !…

Et Paris qui bat la mesure !…

 

Ecrire le meilleur de soi-même, un titre plein de promesses pour lequel je me suis laissée tentée et me voilà donc à Paris pour suivre cette journée de formation proposée par l’inspirante Florence Servan shreiber et conduite par la journaliste Fanny Dalbera. Parce qu’avoir de la chance ça commence par savoir saisir les occasions, n’est-ce pas ?

Avec ce flot d’émotions qui m’envahit à la moindre occasion, cette aventure ne s’annonçait pas de tout repos…

A peine les pieds posés sur le quai de la gare de l’Est, je passe en mode émerveillement. Et oui !  je suis à Paris et pour moi Paris c’est tout un symbole, comme magique…C’est romantique, c’est une référence de la France, c’est l’art de vivre à la française, c’est un condensé d’histoire et de monuments, c’est le raffinement et la mode… Me voilà donc, comme à mon habitude, la tête dans les étoiles, mes lunettes roses du monde idéal posées sur le nez.

Je commence par sourire naturellement aux personnes qui croisent mon regard dans le métro, parce que cela m’est naturel mais là, surprise !  Elles regardent au dessus de leur épaule pour vérifier à qui je m’adresse, ou baissent les yeux de gêne, ou elles m’ignorent purement et simplement…On m’avait dit que les parisiens ne sourient pas, et me voilà en train de vérifier ces dires. Mais comment font-ils pour vivre sans sourire et comment en sont-ils arrivés là ?

Et puis après quelques changements de métro, ma lourde valise à porter seule dans les escaliers, je m’aperçois qu’ils courent et suivent les flots de foule, tels des robots. Ils sont comme paramétrés.

Une valse à trois temps

Jacques Brel avait bien raison dans sa chanson en associant Paris à la Valse, on est sur un trois temps : Métro, boulot, dodo et repos…

Rien ne semble fait, au quotidien pour faire apprécier cet environnement à ses habitants…Les parisiens sont pris en otage du bruit, du rythme, des embouteillages, des grèves, des contre temps, du cout de la vie, des injustices, de l’indifférence…Ils sont contraints de faire avec !

A force, je comprends qu’ils avancent en ayant perdu le sourire !

Inutile d’aller en Inde pour vivre la pauvreté et l’indifférence, ni en Chine pour découvrir les joies de la promiscuité, ni aux états-unis pour se sentir en insécurité. Paris est un condensé de ces difficultés.

Dès le premier soir j’avais la sensation d’avoir été placée pendant des heures dans un manège, ou oubliée dans le tambour d’une machine à laver.

Alors je comprends qu’ici la moindre personne qui s’emploie à redonner l’envie de rire et d’y croire soit un cadeau, que chaque moment léger soit consommé sans modération.

Je suis vraiment admirative de ces personnes qui ont appris par la force des choses à s’y faire à cette vie mais qui savent aussi désormais savourer les moindres éclaircies !

 

 

 

 

 

 

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